Louange à Allah et que la paix et la bénédiction soient sur Son Prophète et Messager, Mohammed, ainsi que sur sa famille et ses Compagnons :
L’Islam a exhorté au bon comportement entre les époux, Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Et comportez-vous convenablement envers elles » (Coran 4/19)
Le Messager d’Allah () a dit : « Veillez à bien traiter les femmes… » (Boukhari et Mouslim)
Il est tout à fait normal que les foyers vivent de temps à autre des problèmes familiaux qu’il leur faut résoudre en faisant appel à la sagesse et en s’inspirant de la méthode du Prophète () et de ses compagnons.
Nous recommandons à cette épouse de chercher la réconciliation en faisant appel à des arbitres sages de sa famille et de la famille de son époux pour examiner l’affaire de près dans l’espoir qu’Allah, exalté soit-Il, les soutienne et les aide à rétablir la paix entre eux ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :
« Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes, Omniscient et Parfaitement Connaisseur. » (Coran 4/19)
Nous rappelons qu’il n’est pas toléré à ce mari de faire traîner l’affaire et de garder son épouse en suspens, ni divorcée ni mariée ; ce mari est tenu soit de reprendre la vie conjugale, soit de lui rendre sa liberté, en la traitant convenablement dans les deux cas; s’il ne fait ni l’un ni l’autre, elle est en droit de présenter son cas à quelqu’un qui portera l’affaire devant un tribunal religieux, ou s’il n’y en a pas, devant la communauté musulmane .
Par ailleurs, ce mari n’a nullement le droit de porter préjudice à sa femme pour l’obliger à racheter sa liberté sans aucune justification admise par la charia, car son attitude est une forme d’agression ; Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :
« Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien. » (Coran 4/19)
L’épouse ne doit pas non plus, se plier à la demande de son époux dans de pareilles circonstances. Elle est plutôt appelée à avoir recours à des gens qui lui feront justice.
Pour ce qui est de la garde de l’enfant, c’est un droit de la mère si rien ne l’empêche, sinon elle est confiée à quelqu’un qui en est plus digne qu’elle dans l’ordre mentionné par les jurisconsultes ; cette femme peut se remarier mais une fois le divorce obtenu, qu’il ait été demandé par le mari ou qu’il lui ait été imposé.
Tout compte fait, il est préférable d’avoir recours au tribunal religieux dans pareils cas qui sont la plupart du temps, des causes de dispute et de division. A défaut on peut consulter un des centres ou des associations islamiques, pour écouter les arguments des deux parties et prendre connaissance des divers aspects du problème, et des tenants et aboutissants susceptibles d’influencer le jugement.
Et Allah sait mieux.